Fabrique de spectacles vivants…

Naïf Production est une fabrique de spectacles vivants et d’aventures collectives créée par Sylvain Bouillet, Mathieu Desseigne-Ravel et Lucien Reynès. Trois acrobates qui, à partir du singulier rapport d’intimité que leur langage entretient avec la gravité des corps, essaient de mettre en danse la gravité du monde.
Autour des motifs de déséquilibre, de résistance et d’effort, ils développent des fictions d’images et de gestes où l’engagement physique est premier. Un engagement qu’ils essaient d’étendre en dehors du plateau.
Ils réalisent des initiatives collectives et individuelles, et cherchent un mode d’organisation autour de celui de la coopérative. Chaque projet y est l’occasion de réinventer de nouvelles architectures pour être et travailler ensemble. Un espace de friction fragile où décider ne revient ni à diriger ni à posséder.

Mathieu Desseigne-Ravel

Fils d’une institutrice et d’un fonctionnaire territorial, je suis né dans une ville entourée de remparts, dont le symbole est un pont qui ne mène nulle part. Entre 12 et 19 ans, je me suis inventé acrobate, dans une salle des fêtes de MJC, quelque part entre cirque et hip-hop, porté par des envies d’ailleurs. C’est un chapiteau, poussé pour un été sur les terrains laissés par des bâtiments tombés, qui m’a montré le chemin de l’école. Cinq ans de formation au Centre National des Arts du Cirque, pour y devenir acrobate-équilibriste-danseur. Une spécialité solitaire ; moi et le rien du sol autour, peut-être la pratique la plus éloignée de la topologie circassienne. C’est la roulette des auditions qui m’a sorti de l’école et du pays pour m’envoyer danser en Belgique, auprès d’Alain Platel chez les Ballets C de la B. J’y resterai six ans et trois créations : Vsprs, Pitié ! et Out of context, le temps de laisser revenir la nécessité du changement. En parallèle à ce parcours, j’ai participé à Avignon, à la vie du collectif 2 temps 3 mouvements. Pour ce qui restait de notre rêve de MJC, une compagnie de danse, entre cirque et hip hop…Plusieurs pièces verront le jour : <strong”>Reflet, La Stratégie de l’Echec, Et des poussières… C’est aujourd’hui Naïf Production qui sert de support à nos tentatives. Je continue à me demander comment, dans le velours de nos théâtres subventionnés, dire le monde sans indécence, comment la danse laisse à sentir l’idée qu’elle met en mouvement, et avançant avec  questions, d’autres projets sont à venir.

Lucien Reynès

Dyslexique comme bien d’autres, les mots comme mes membres se mélangeaient. À coup de sport on s’entête à me construire. Adolescent, je tombe et je glisse par tous les moyens. J’explore notamment des milliers de kilomètres d’espace urbains sur un skate.
En chemin, je trouve dans le cirque, une forme de confiance ambiguë. Je me lance donc dans la vie avec cette idée en tête : « je serai acrobate » J’entre curieusement dans les grandes écoles (ENACR, CNAC), y développe des points de vue et de corps sur la gravité et une question particulière : Comment être mû et ne pas se mouvoir ?
J’invente alors des machines qui agissent sur le corps et modifient le rapport à la force gravitationnelle. Je vis par la suite, quelques aventures de spectacle avec des équipes telles que La Scabreuse, Cahin caha, Yoann. Bourgeois, Yves Noël Genod, Marine Mane.
Je fais un détour vers la construction de décors (CFPTS, Atelier du plateau, Festival d’Avignon) Enfin, je retrouve en 2013 Sylvain et Mathieu avec qui j’ai commencé le cirque adolescent, pour faire de la danse et porter ensemble le projet de Naïf Production.

Sylvain Bouillet

Je développe dès le plus jeune âge un goût immodéré pour l’agitation et le mouvement. À l’adolescence, je pratique le skateboard de manière obsessionnelle. Cette discipline m’incite à réinventer mes appuis, à construire des trajectoires personnelles et à cultiver l’art de la chute.
Dans une MJC d’Avignon où je m’essaye à l’acrobatie, je rencontre Mathieu Desseigne-Ravel et Nabil Hemaizia. De cette rencontre découle la fabrication d’un langage commun et neuf années d’un parcours que nous construisons ensemble au sein du collectif 2 Temps 3 Mouvements.
Professeur des écoles de formation, je considère la scène comme un espace d’aventures collectives où se joue le vivre ensemble. Un outil formidable pour cultiver les différences et inventer du commun.
Soucieux de transmettre la danse de manière sensible et ludique au plus grand nombre, j’expérimente depuis plusieurs années, des ateliers de recherche avec différents publics. De ce travail naît Je suis fait du bruit des autres en 2014, un processus que Mathieu, Lucien et moi partageons avec des amateurs. Ce projet aiguise encore mon désir de fabriquer des projets comme des prétextes à la création de communautés provisoires et oriente la suite de ce que nous tentons ensemble au sein de Naïf Production.
Dans les interstices de ce parcours, j’ai fait plein d’autres choses, parmi lesquelles trois enfants, rénover une maison et éplucher beaucoup de fruits et légumes…

Mathieu Desseigne-Ravel

Fils d’une institutrice et d’un fonctionnaire territorial, je suis né dans une ville entourée de remparts, dont le symbole est un pont qui ne mène nulle part. Entre 12 et 19 ans, je me suis inventé acrobate, dans une salle des fêtes de MJC, quelque part entre cirque et hip-hop, porté par des envies d’ailleurs. C’est un chapiteau, poussé pour un été sur les terrains laissés par des bâtiments tombés, qui m’a montré le chemin de l’école. Cinq ans de formation au Centre National des Arts du Cirque, pour y devenir acrobate-équilibriste-danseur. Une spécialité solitaire ; moi et le rien du sol autour, peut-être la pratique le plus éloignée de la topologie circassienne. C’est la roulette des auditions qui m’a sorti de l’école et du pays pour m’envoyer danser en Belgique, auprès d’Alain Platel chez les Ballets C de la B. J’y resterai six ans et trois créations: Vsprs, Pitié ! et Out of context, le temps de laisser revenir la nécessité du changement. En parallèle à ce parcours, j’ai participé à Avignon, à la vie du collectif 2 temps 3 mouvements. Pour ce qui restait de notre rêve de MJC, une compagnie de danse, entre cirque et hip hop…Plusieurs pièces verront le jour ; Reflet, La Stratégie de l’Echec, Et des poussières... C’est aujourd’hui Naïf Production qui sert de support à nos tentatives. Je continue à me demander comment, dans le velours de nos théâtres subventionnés, dire le monde sans indécence, comment la danse laisse à sentir l’idée qu’elle met en mouvement, et avançant avec ces questions, d’autres projets sont à venir.

Lucien Reynès

Dyslexique comme bien d’autres, les mots comme mes membres se mélangeaient. A coup de sport on s’entête à me construire. Adolescent, je tombe et je glisse par tous les moyens. J’explore notamment des milliers de kilomètres d’espace urbains sur un skate. En chemin, je trouve dans le cirque, une forme de confiance ambiguë. Je me lance donc dans la vie avec cette idée en tête : « je serai acrobate » J’entre curieusement dans les grandes écoles (ENACR, CNAC), y développe des points de vue et de corps sur la gravité et une question particulière : Comment être mû et ne pas se mouvoir ? J’invente alors des machines qui agissent sur le corps et modifient le rapport à la force gravitationnelle. Je vis par la suite, quelques aventures de spectacle avec des équipes telles que La Scabreuse, Cahin caha, Yoann. Bourgeois, Yves Noël Genod, Marine Mane. Je fais un détour vers la construction de décors (CFPTS, Atelier du plateau, Festival d’Avignon) Enfin, je retrouve en 2013 Sylvain et Mathieu avec qui j’ai commencé le cirque adolescent, pour faire de la danse et porter ensemble le projet de Naïf Production.

Sylvain Bouillet

Je développe dès le plus jeune âge un goût immodéré pour l’agitation et le mouvement. A l’adolescence, je pratique le skateboard de manière obsessionnelle. Cette discipline m’incite à réinventer mes appuis, à construire des trajectoires personnelles et à cultiver l’art de la chute. Dans une MJC d'Avignon où je m'essaye à l'acrobatie, je rencontre Mathieu Desseigne-Ravel et Nabil Hemaizia. De cette rencontre découle la fabrication d'un langage commun et neuf années d'un parcours que nous construisons ensemble au sein du collectif 2 Temps 3 Mouvements. Professeur des écoles de formation, je considère la scène comme un espace d’aventures collectives où se joue le vivre ensemble. Un outil formidable pour cultiver les différences et inventer du commun. Soucieux de transmettre la danse de manière sensible et ludique au plus grand nombre, j’expérimente depuis plusieurs années, des ateliers de recherche avec différents publics. De ce travail nait Je suis fait du bruit des autres en 2014, un processus que Mathieu, Lucien et moi partageons avec des amateurs. Ce projet aiguise encore mon désir de fabriquer des projets comme des prétextes à la création de communautés provisoires et oriente la suite de ce que nous tentons ensemble au sein de Naïf Production. Dans les interstices de ce parcours, j’ai fait plein d’autres choses, parmi lesquelles trois enfants, rénover une maison et éplucher beaucoup de fruits et légumes…