Là où la nuit n’est pas si loin puisque le jour s’en va déjà

Dans un temps sonore fait de strates et volumes, l’espace circulaire de la roue allemande devient un endroit où le corps se dépose et se déploie avec consistance et densité dans une forme d’errance.
Quand sommes-nous là ? Comment un corps peut-il porter en lui plusieurs coexistences ? Le défini et l’indéfini, le mouvant et le stable, le simple et le complexe.
Le spectacle s’écrit sur le mouvement des vagues pour raconter poétiquement le jeu des traces qui nous parcourent, nous construisent, celles qui restent et celles qui s’ajoutent, celles qui reviennent, se décalent, se dérobent. Le corps, sillonné entre l’intérieur et l’extérieur, s’entrelace avec la roue, la musique et la lumière dans des temps distendus. Que se passe-t-il quand tout laisse à penser qu’il ne se passe rien ?
Là où la nuit n’est pas si loin puisque le jour s’en va déjà cherche la possibilité d’un endroit où les contours ne se figent pas. Un endroit entre. Là où nulle part peut se vivre.

Au préalable musicienne de guitare classique et de banjo où elle travaille au côté de Sylvain Cartigny et Mathieu Bauer pour différentes pièces (L’œil et l’oreille, Une faille,…), Noa Aubry est nourrie de musicalité dans sa manière d’appréhender un cirque poétique aux contours vaporeux.

Diplômée du CNAC, et dans la foulée, lauréate Circus Next 2024, elle propose une approche sensible de la roue allemande, en plaçant le corps au centre de sa démarche, un corps qui tente d’être un lieu de question, envers lui-même et envers ce qui l’entoure.

C’est dans la lignée de ces questionnements et aspirations qu'elle se lance dans sa première création "Là où la nuit n’est pas si loin puisque le jour s’en va déjà".

Elle est par ailleurs interprète au sein de la compagnie Les Filles du Renard Pâle en tant que acrobate à la roue giratoire dans différents spectacles.